mardi 20 janvier 2009

Pêle-mêle, dans ma tête

En ce moment, je capote un peu.

J'étais relativement sereine, quand je lui ai dit qu'on pouvait (devrait) être un couple officiellement.

Smile like you mean it and let yourself let go
[...]
Say goodbye to the world you thought you lived in

Ben oui, j'écoute Mika. C. avait quelques phrases dans son message perso et ça m'a donné envie.

Autant, dans les derniers jours, je jurais (non sans raison) que je ne m'étais jamais sentie aussi bien, autant, depuis les dernières minutes, je suis terrifiée. Totalement. Pas juste un peu. Vraiment, pas juste un peu du tout. Je sais que ça peut fonctionner.

Sauf qu'en ce moment, c'est comme si de vieux démons remontaient.

Et j'ai peur de ne pas savoir gérer un couple.
J'ai atrocement peur de lui faire mal.
J'ai peur de m'y cogner tête première et que finalement, elle m'ait assomée, cette brique.

J'ai vraiment très envie qu'on me dise que tout ira bien. J'aimerais que le scepticisme de mon entourage cesse, qu'on me dise que je suis capable, que je vais y arriver. Que ce n'est pas vrai que les couples, c'est juste pour les autres.

3 words, 8 letters.

dimanche 18 janvier 2009

Jouer le jeu

Avant, c'était dur de cacher lorsque j'étais triste. Ça me rongeait, mais j'avais appris à sourire malgré tout, quoiqu'avec un peu de difficulté.

Aujourd'hui, j'ai énormément de difficulté à ne pas exposer mon bonheur. À agir comme d'habitude. Dès que je suis seule, je me mets à sourire béatement, le regard dans le vide. Quand je suis avec les autres, je m'occupe à tout prix, pour être certaine de ne pas tomber dans cet état semi rêveur qui serait un peu louche, au travail.

Je dois dire que je me suis rarement sentie aussi bien. Et saine.

mardi 13 janvier 2009

This is about to change

Mai 2008 :
Tu n'as plus besoin de moi. Je me répète cela, et ça me fait un peu mal. Je prends conscience, maintenant, que je ne suis qu'un pilier auquel toutes ces âmes perdues s'accrochent. Par contre, une fois l'âme retrouvée, elle n'a plus besoin de moi. Tu n'as plus besoin que je te supporte, que je t'encourage, que je te comprenne. Tu traceras ton chemin tout seul.

Ouin. Après 3 ans de niaisage, on a finalement réussi à prendre des sentiers qui ne s'entrecroisaient plus.

3 ans de mauvais timing, de baisers volés au temps, de rechutes passagères, d'inhibitions perdues de notre propre vouloir.

Tu es encore perdu? Too bad. Pas moi. Je sais très bien où je suis et où je veux être. Te voir jeudi, ça n'a fait que me conforter encore davantage dans mes pensées.

Dans le passé, c'était n'importe quoi ; aujourd'hui, ce n'est plus rien.

Allez, trouve-la, toi aussi, cette personne merveilleuse qui transforme les triangles en sapins ; elle t'emmènera dans cet endroit qui existe peut-être vraiment, au fond.

dimanche 11 janvier 2009

Oh, et puis, je vais les dire, les bons mots

J'ai lu, entendu, vu quelque part un jour : «Chaque amour est comme le premier.» C'est très mal cité, mais ça ressemblait à cela.

Je crois que ça résume bien la situation.

Je ne pourrai jamais nier que je suis handicapée amoureusement, par contre.

Je fais de l'autocensure. Parfois, le phénomène a lieu dans ma tête sans même que je m'en rende compte ; je n'ai même pas besoin de me forcer à ne pas dire mes pensées, car elles disparaissent d'elles-mêmes. Elles s'autodétruisent avant que j'aie envie de les partager. En fait, non. Elles vont dans mes dossiers confidentiels, j'imagine.

Tranquillement, je réapprends. Ou j'apprends pour la première fois, c'est du pareil au même, dans ce cas-ci. Je ne vais pas trop vite, parce que je sais que sinon, je vais prendre la fuite automatiquement. Je ne le veux pas. Cette fois, j'ai l'impression que ça vaut la peine de rester. De m'agrafer les pieds au plancher et d'attendre que mes réflexes fichent le camp. Et ils vont ficher le camp. De leur plein gré ou par la force ; ils commencent déjà à s'amollir.

Ce soir, je fais quelque chose de quétaine.
Je laisse la page de son blog ouverte et je vais me coucher dans mon lit, à quelques mètres.

Oui, je sais.
Mais je m'en fiche.

mardi 6 janvier 2009

Ma symphonie

Mes doigts s'empêtrent.

Ces mélodies que je savais si bien avant, je les ai oubliées. Les notes se mélangent devant mes yeux ; je n'arrivent plus à comprendre ce qui est écrit sur la portée. Je compte. Fa, la, do, mi. Non, c'est en clé de fa. La, do, mi, sol. C'est un sol. Dièse? Oui. Je le joue. Je recommence pour la note suivante.

Avant, tout ça coulait, roucoulait, m'emmenait ailleurs. Avant, je faisais mes gammes 5 fois par jour, juste pour le plaisir d'entendre les notes, l'harmonie qui s'en dégageait. Avant, je vénérais Beethoven, je bûchais pendant des heures sur des sons qui ne me disaient rien du tout, jusqu'à ce que j'y arrive.

Avant, j'ouvrais le piano dès que j'étais seule dans la maison et je caressais les notes avant de commencer.

J'ai arrêté de jouer quand le piano est devenu hors de portée ; quand je suis (presque) partie de la maison à 12 ans. J'ai fait du piano d'accompagnement, mais je détestais. J'ai joué sur un clavier, mais je trouvais (et trouve toujours) que c'était une insulte au piano classique.

Aujourd'hui, j'ai pratiquement tout perdu ce que j'avais acquis.
Sauf l'extase d'écouter les autres jouer.

Et je ne m'en prive pas.

dimanche 4 janvier 2009

Ouin.

Plus j'y pense, plus je me dis que je ne retournerai pas au Camp Papillon cet été.

J'ai envie de me trouver un boulot à Montréal. De sortir les fins de semaine avec mes amis. De continuer à travailler à la Résidence Papillon... et, éventuellement, de passer du temps avec le Vieillard.

C'était vraiment génial l'été passé, mais là, j'ai envie de passer à autre chose et de vivre un été normal, pour une fois (on se souviendra tous de mon overdose de dinosaures en 2006 et de ces autres étés pas très conventionnels).

Surtout, je ne veux pas que ça fasse comme ç'a fait pendant tout mon secondaire. Partir 2 mois (3, dans ce cas-ci) et laisser mon monde tourner sans moi pendant ce temps. Revenir, et ne plus en faire partie totalement, avoir manqué un gros bout de vie de mon entourage. Je veux continuer à faire partie du clan, baon.

D'ici là, il faut que je m'assure d'avoir l'emploi que je convoite, que je me trouve un appartement (et des colocs) pour l'an prochain et que je cherche un endroit où rester pour le mois de juin.

Gneuh.

mardi 30 décembre 2008

Il est 4 heures du matin et je ne dors pas

Parfois (souvent), j'ai l'impression que j'ai plein de choses à dire ;
Mais quand je veux les mettre en paroles (ou par écrit)
C'est comme si j'avais la langue coupée (et les doigts aussi)
Et je me demande, au fond
Si ça vaut vraiment la peine de (tenter de) me faire comprendre
En agitant les orteils

Après tout, à quoi bon se tourmenter?

Le temps passera et,
La théorie du déclin nous envahira et,
Bientôt, bientôt,
Tout ça nous avalera.

Gloups.

lundi 29 décembre 2008

Gneuh.

Le problème, quand on est réussit de façon régulière, c'est qu'on s'y habitue.

C'est vrai avec pas mal tout.

C'est vrai avec les notes, avec les demandes d'admissions (bref, tous ces trucs scolaires), avec les entrevues pour un emploi, en amour, en amitié, en famille, en affaires... bref, vous voyez bien le dessin.

Pis moi, ben, je suis une grande habituée.

Ce qui fait qu'à la moindre réussite pas assez totale (mettons, aux trois quarts réussie), je me fâche et c'est la fin du monde.
Ce qui fait aussi que quand ça marche, c'est cool, mais je m'y attendais.

Ce qui fait, donc, que j'ai 94% de moyenne (à peu près) à ma première session et que même si je sais que je devrais sauter de joie, ça me laisse presque de glace. Pis, à quelque part, je me dis que j'aurais pu faire mieux.

Je trouve ça un tit peu poche.

J'irais même jusqu'à dire pouiche.

mercredi 24 décembre 2008

Presqu'un automatisme (mais pas tout à fait)

Hier, j'ai appris ce qu'était l'amour.

Quand tu m'as dit «Embrasse-moi», je l'ai fait et je ne me suis pas posé plus de questions. Quand tu m'as dit «Déshabille-toi», je l'ai fait aussi. Je ne savais pas ce qui se passait, et à dire vrai, je m'en fichais un peu.

Ensuite, tu as essayé de rentrer en moi, et je t'ai laissé faire. J'ai attendu que ça se termine, mais ça ne s'est pas terminé. Tu m'as regardé et tu m'as dit «Voyons, tu n'aimes pas ça?». Non, que j'ai dit. Mais tu peux continuer, ça ne me dérange pas.

Tu as haussé les épaules et tu as continué. Puis, tu m'as envoyé ton liquide, tu as remis tes vêtements et tu es parti.

Moi, je me suis expédiée une autre gorgée de vodka, et je me suis dit qu'en buvant encore, tu reviendrais peut-être m'aimer. J'ai regardé par la fenêtre et je t'ai attendu.


EDIT : Ouin, la première phrase ne fite vraiment pas avec le reste. À la base, je c'était : «Je ne savais pas que pour aimer, il y avait une condition.», mais je trouvais que ça n'avait pas réellement rapport avec le reste du... récit. Bref. Il faudra trouver mieux.
Ah non, ça suffit!